- C'est elle... c'est mon amour... oh, si elle savait que je l'aime.
- Elas...
- Oh... elle parle, oh parle encore belle ange...
- Roméo... oh Roméo ! Pourquoi donc es-tu Roméo ? Renie ton père et refuse le nom qu'il t'a transmis. Ou, si tu ne veux pas, fais serment de m'aimer, je cesserai d'être une Capulée.
- Dois en entendre d'avantage ? Ou dois-je répondre à cela ?
- C'est ton nom seulement qui est mon ennemi... tu resterais toi-même si tu n'étais pas un Montégu. Qui est ce qui est Montégu ? Ce n'est pas la main, ni le pied, ne le bras, ni le visage... ni la moindre partie de la personne humaine. Prend un autre nom... qu'est ce qu'un nom, après tout ? Si celle que nous appelons une rose portait un autre nom, ne sentirait-elle pas aussi bon ? Roméo même si il ne s'appelait pas Roméo garderait cette perfection qui m'aie chère quelque soit son titre. Oh Roméo, défais toi de ton nom qui n'est pas ta personne, et à la place de ce nom, prend moi tout entière...
- Je vais te prendre au mot...
- ...
- ...
- N'es-tu pas Roméo du clan des Montégu ?
- Ni l'un ni l'autre, pure beauté si l'un et l'autre te déplaise...
- Comment es-tu entré ? Dis moi et dans quel but... les murs de ce jardin sont escarpés. Ta mort certaine en cet endroit est imminente...
- Sur les ailes légères de l'amour, j'ai volé au dessus de ces murs... les clôtures de pierres ne saurait barrer la route à l'amour. Qui ose toujours ce qui lui ai possible, et voilà pourquoi ta famille n'est pas un obstacle pour moi.
- Si ils te voient, ils te tueront...
- J'ai le manteau de leur nuit pour dérober à leurs yeux. Mais si tu ne m'aimes pas, laisse les me trouver ici. Mieux vaut perdre la vie par leur haine, qu'attendre la mort sans être aimé de toi...
- ...
- ...
- Tu sais que le masque de la nuit couvre mon visage... sinon l'embarrât d'une fille brûlerait mes joues pour les mots que tu m'as entendu prononcé, ce soir... oh comme je voudrais, ... respecter les formes... je voudrais, ... je voudrais... effacer ces paroles... mais... mais non, adieux les apparences ! Est ce que tu m'aimes ?
- ...
- Je sais que tu vas dire oui, et je te croirais sur parole. Mais si tu fais un serment, tu peux le violer. Oh noble Roméo, si il est vrai que tu m'aimes... proclame-le sans serment...
- Madame... je m'engage par cette lune sacrée, qui dépose ces gouttes d'argent sur la cime des arbres...
- Oh ne jure pas par la lune... c'est inconstant, qui en un mois, varie constamment sur son ordre, de crainte que ton amour ne devienne aussi variable...
- ... Et par quoi faut-il que je jure ?
- Ne jure pas du tout, ou alors si tu veux, jure par l'adorable personne qui est le Dieu de mon idolâtrie... et je te croirais.
- ... Si l'amour... de mon coeur...
- ...
- ...
- Oh non, ne jure pas. Bien que tu sois ma joie, ce serment, cette nuit ne m'en donne aucune... c'est trop brutal... trop irréfléchi, trop soudain... tout comme l'éclair qui cesse d'être avant qu'on ai pu dire qu'il éclaire... la bonne et douce nuit... sous l'orge... de l'amour, si il murit dans la brise... et sera peut-être une splendide fleur... à notre prochaine rencontre... bonne nuit... bonne nuit.
- Vas-tu me laisser aussi insatisfait ?
- Quelle satisfaction veux-tu avoir ce soir ?
- ... L'échange de ton v½ux d'amour fidèle contre le mien...
- Je te l'avais donné avant que tu me l'ais demandé...
- ...
- ...